Skip to main content
Game

L’EKMA vaut-elle le choix pour devenir kinésiologue ?

By April 20, 2026October 19th, 2026No Comments

Choisir une école de kinésiologie ne consiste pas seulement à comparer une durée de formation ou un tarif. Il faut surtout vérifier la place accordée à la pratique, l’accompagnement des stagiaires et la cohérence du parcours proposé. En France, l’EKMA, ou École de Kinésiologie et Méthodes Associées, s’est spécialisée depuis plusieurs décennies dans la préparation au métier de kinésiologue. Présente à Paris, Nantes et Dijon, elle propose une formation structurée, progressive et conçue pour être suivie en parallèle d’une activité professionnelle.

Une école installée depuis 1980

L’EKMA se présente comme la première école de kinésiologie fondée en France. Créée en 1980, elle revendique près de quarante années d’expérience dans la transmission de cette discipline et des méthodes qui lui sont associées. Son réseau d’anciens élèves dépasse aujourd’hui le millier de kinésiologues, installés dans différentes régions françaises, mais aussi dans les DOM-TOM et à l’étranger, notamment en Belgique, au Canada, en Allemagne, en Espagne, en Suisse et au Maroc.

Les chiffres communiqués par l’établissement donnent une idée de son fonctionnement. Plus de 350 nouveaux stagiaires commencent en moyenne leur parcours chaque année, tandis que 60 à 80 personnes obtiennent leur diplôme et s’installent comme kinésiologues. L’école indique également un taux de réussite annuel de 95 %. En 2024, 83 kinésiologues auraient ainsi créé leur activité professionnelle. Ces données ne remplacent pas une rencontre avec l’équipe pédagogique, mais elles montrent que l’EKMA dispose d’une expérience importante dans l’accompagnement de futurs praticiens.

Une formation fondée sur la pratique

La kinésiologie enseignée à l’EKMA s’appuie sur plusieurs axes : la compréhension des outils propres à la discipline, le travail autour du stress, certaines notions de physiologie du cerveau et l’étude du principe d’asservissement. L’objectif n’est pas de suivre une simple initiation théorique, mais d’apprendre à conduire des protocoles et à créer les conditions d’une séance professionnelle.

La pratique en binôme occupe donc une place centrale. Pendant les modules, les stagiaires reçoivent et réalisent les différents protocoles au programme. Cette alternance permet d’expérimenter la posture du praticien tout en découvrant ce que peut ressentir une personne accompagnée. Elle demande une implication personnelle réelle : il ne s’agit pas uniquement de mémoriser des notions, mais de développer une écoute, une précision gestuelle et une capacité à suivre un cadre méthodologique.

  • apprentissage progressif des outils et des protocoles de kinésiologie ;
  • exercices pratiques réalisés en binômes pendant les stages ;
  • travail spécifique consacré à la gestion du stress ;
  • mise en relation des notions théoriques avec des situations concrètes ;
  • supervision par un kinésiologue praticien dans le cadre d’une séance individuelle.

Cette dernière mise en situation constitue un élément particulièrement intéressant pour les personnes qui souhaitent exercer. Être observé et guidé par un praticien permet de repérer plus facilement ses hésitations, d’améliorer son positionnement et de comprendre les exigences d’un rendez-vous individuel. L’EKMA exclut ainsi l’idée d’une formation entièrement par correspondance, car la maîtrise de la kinésiologie nécessite, selon son approche, des échanges directs et une expérience pratique répétée.

Un parcours modulable, mais exigeant

La durée recommandée est d’au moins 18 mois. Ce calendrier laisse le temps d’assimiler les contenus, de refaire les protocoles et de gagner en assurance entre les différents stages. L’organisation est toutefois flexible : chaque module étant programmé plusieurs fois, les participants peuvent construire leur propre planning en fonction de leurs disponibilités. Cette formule peut convenir à des salariés, à des personnes en reconversion ou à des professionnels de l’accompagnement qui souhaitent ajouter une nouvelle compétence à leur activité.

La souplesse du calendrier ne doit cependant pas être confondue avec une formation légère. La régularité est indispensable pour progresser. Un stagiaire qui espace excessivement les modules risque de perdre certains automatismes et de retarder sa mise en pratique. Avant de s’inscrire, il est donc utile d’évaluer le temps que l’on peut consacrer aux cours, aux exercices entre les sessions et au travail personnel demandé par l’école.

Pour examiner le contenu des modules, les lieux d’enseignement et les modalités d’inscription, la présentation officielle de l’EKMA est accessible à l’adresse https://kinesiologiefr.com/, qui rassemble les informations consacrées à la formation et à l’organisation des écoles.

À qui cette école peut-elle convenir ?

L’EKMA s’adresse principalement aux personnes qui envisagent de devenir kinésiologues et souhaitent apprendre dans un cadre présentiel. Le parcours peut également intéresser celles et ceux qui travaillent déjà dans les domaines du bien-être, de la relation d’aide ou de l’accompagnement, à condition de bien distinguer la kinésiologie de la médecine et des professions de santé réglementées. La formation prépare à une pratique spécifique et ne donne pas le titre de médecin, de psychologue ou de professionnel paramédical.

Le choix paraît pertinent pour un candidat qui recherche une école ancienne, un enseignement pratique et une organisation adaptable. Il est moins adapté à une personne qui voudrait obtenir rapidement une certification grâce à des cours exclusivement à distance. L’implication demandée, les exercices en binôme et la séance supervisée supposent d’accepter une démarche active, avec des échanges réguliers et une progression personnelle.

  1. Vérifier que le contenu des modules correspond à ses attentes et à son projet professionnel.
  2. Comparer les dates proposées dans les centres de Paris, Nantes et Dijon avec ses contraintes personnelles.
  3. Prévoir un parcours d’au moins 18 mois afin de pratiquer suffisamment entre les étapes.
  4. Se renseigner sur les tarifs, les conditions d’évaluation et les documents nécessaires à l’inscription.
  5. Rencontrer l’équipe lors d’une journée portes ouvertes ou d’un événement afin de poser des questions concrètes.

Une approche à évaluer avec lucidité

La notoriété historique et les résultats annoncés par l’EKMA constituent des repères favorables, mais ils ne doivent pas dispenser d’une réflexion personnelle. La qualité d’une formation dépend aussi de l’implication du participant, de sa capacité à pratiquer régulièrement et de la relation établie avec les formateurs. Il est recommandé de demander le programme détaillé, le calendrier actualisé et les modalités précises de certification avant toute décision.

Les salons et journées d’information proposés par l’école peuvent justement aider à se faire une opinion directe. Ils permettent de découvrir la kinésiologie, d’échanger avec des représentants de l’établissement et de comprendre l’esprit des apprentissages. Pour une personne réellement motivée par le métier de kinésiologue, l’EKMA présente donc un cadre cohérent : une implantation dans trois villes, une longue expérience, une formation modulable et une priorité donnée à la pratique. Le choix devient convaincant si l’on accepte le temps nécessaire à l’apprentissage et si l’on recherche une préparation en présentiel plutôt qu’une solution rapide ou exclusivement théorique.